Culture intensive des palmiers à huile: comprendre les enjeux

C’est ensemble que nous construisons ce site: contactez-moi

Étant donné mes occupations du moment, je ne peux mettre à jour ce site pour l'instant, certaines données deviennent donc obsolètes ou ne correspondent pas forcément à l'image que j'aimerais donner de la filière huile de palme. Merci de votre compréhension. Vous pouvez toujours me contacter sur stophuiledepalme@gmail.com.

 

POURQUOI CE SITE ? 

Ce site est un outil qui doit vous donner les arguments et la conviction que la culture intensive des palmiers à huile doit être combattue. Il permet de réunir un grand nombre d’informations en un même lieu afin d’en faciliter la diffusion. J'espère qu'à terme ce site vous donnera une prise de recul sur les enjeux mondiaux de l'élaeiculture (culture du palmier à huile). J’espère que ce site fera naître en vous un sentiment d’indignation que vous transmettrez par tous les moyens à votre entourage et même au-delà.

En effet, l’objectif n’est pas de se résigner face à la montagne de chiffres ou face à l’immensité du travail qu’il reste à faire. Comme pour la plupart des combats que nous devons mener, le tout est d’être nombreux à marcher dans le même sens, ou en tout cas à faire l’effort d’avancer un pas. 

Bien évidement, ce site se veut interactif. Je vous encourage vivement à me contacter via l’onglet "Contact" afin de m’aider dans la réalisation de ce site, me poser des questions ou bien me signaler l’intérêt que vous portez à cette cause pour que nous réfléchissions aux actions collectives à mener.

Organisation du site:

Dans les menus qui sont à gauche de la page d'accueil, vous avez notamment accès à des pages classées par région du globe (Afrique, Asie de l'est et du sud-est, Océanie, Amérique latine). A terme, vous aurez accès à des fiches par pays producteur d'huile de palme. Quant à l'actualité concernant les enjeux de l'élaéiculture mondiale, elle apparaît dans les "Derniers billets". De plus, vous avez accès à de nombreux rapports, des graphiques, d'autres infos, des extraits vidéos et un annuaire. Concernant les archives de News, il s'agit d'un accès aux archives des actualités du site Palm Oil Action. Les articles qui y sont présents sont en anglais, alors n'hésitez pas à me demander une traduction via l'adresse stophuiledepalme@gmail.com (ou l'onglet "Contact").


 LES CONSÉQUENCES DE LA CULTURE INTENSIVE DES PALMIERS A HUILE

Environnementales

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Politiques & Sociales

Schema csq sociales deforestation hdp

Planisphère de l'élaeiculture mondiale:

Situation mondiale en 2006 (Source FAO 2007)

( Source: Carte de 2006 réalisée grâce aux données de la FAO: une nouvelle carte actualisée est en train d'être réalisée )

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HISTORIQUE (non exhaustif)

-> Comment l'huile de palme est devenue la première huile produite au monde ?

  • Utilisation ancestrale en Afrique de l'Ouest
  • Fin XIXème siècle, la colonisation et la demande croissante des savonneries des pays occidentaux ont accentué la propagation de l'élaeiculture sur la bande intertropicale africaine.
  • Début XXème siècle, les colons anglais et néerlandais introduisent l'élaeiculture sur l'île de Sumatra (ou introduction par un français, selon les versions).
  • Révision du Codex Alimentarius en 2000 correction-du-codex-alimentarius-fao-oms-48p.pdf ( autorisation de l'usage d'autres sources de matières grasses végétales dans les produits chocolatés ).
  • En 2001, la crise de la "vache folle" entraine la suspension des farines animales ce qui a accru l'importation de tourteaux de soja et de palmiste. Les importations sont passées de 4000 T/an en 2000 à 145 000 T/an en 2005.
  • Entre 2004 et 2006, l'anticipation de l'obligation de mentionner la présence d'acides gras "trans" dans les produits a entrainé le doublement des importations américaines d'huile de palme.
  • En 2007, l'Union Européenne s'engage à utiliser 10% d'agrocarburants (dont huile de palme) d'ici 2020.
  • En 2012, l'UE revient sur sa position et s'engage à ne pas dépasser 5% d'agrocarburants dans les transports >>
 
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Evolution de la production d'huile de palme selon les régions
 
D'années en années, la demande de plus en plus importante des pays industrialisés incite les firmes à augmenter leurs investissements. Tous les acteurs de la filière participent à faire de l'huile de palme la première huile produite au monde.
Remarque: il ne faut pas négliger la pression de l'industrie du bois d'oeuvre et du papier sur les forêts primaires.
 

3 TYPES D'EXPLOITATION DU PALMIER A HUILE (d'après Cirad)

  • Exploitation traditionnelle de la palmeraie naturelle (Nigéria, Congo,...)
  • Exploitations villageoises (familiales) de palmeraies plantées, 1 à 50 ha: Type bloc agro-industriel subdivisé (Malaisie, Indonésie,...), dispersées autour de l’huilerie industrielle (Côte d’Ivoire,...), dispersées avec extraction artisanale (Afrique de l’Ouest,...)
  • Exploitations agro-industrielles intensives de plusieurs milliers d’hectares (Malaisie, Indonésie, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Colombie, Equateur, Pérou, Côte d’Ivoire, Cameroun,...) 
     

INTÉRETS DE L'ÉLAEICULTURE

  • Intérêts agronomiques :

Plante adaptée aux conditions tropicales, à fort rendement (jusqu’à 10.000 litres/hectare/année, croissance de 50-70cm par an et récolte des fruits deux ans et demi après plantation, production de 3,5 à 5 tonnes/ha, 136 à 160 palmiers par hectare, 8 à 12 grappes par an dont 1000 à 3000 fruits par grappes le tout pour une masse de 15 à 25 kg).

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Evolution des rendements en fruits par hectare selon les régions du globe

Si vous voulez en savoir plus sur le palmier à huile et son fruit, je vous invite à lire la page Présentation CIRAD.

  • Intérêts industriels et commerciaux :
    • Huile très polyvalente (produits alimentaires, cosmétiques, mais aussi agrocarburants)
    • Faible coût de production (terrains et main d'oeuvre peu chères par exemple)
    • Subventions de la Banque mondiale depuis 1965.
    • Forte demande des pays importateurs dont le marché des produits industriels et des agrocarburants croît d’année en année (Inde, Chine, UE, etc...).
 

PERSPECTIVES MONDIALES

L’Indonésie et la Malaisie sont les plus grands producteurs au monde d'huile de palme, avec 38,5 millions de tonnes, soit près de 90% de la production mondiale. D’autres petits et importants producteurs sont le Nigeria, la Colombie, le Costa Rica, le Guatemala, le Honduras, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Cameroun, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, et la Thaïlande.

L’Indonésie devrait continuer à être le principal producteur, son secteur devant être encore élargi. Le gouvernement a pour objectif que l’Indonésie produise 40 millions de tonnes d’huile de palme d’ici 2020, dont 50% destinés aux produits alimentaires et 50% à l’énergie, tout en devenant « le producteur d’huile de palme le plus durable du monde ».

Pour y parvenir, la production nationale devra doubler au cours des 10 prochaines années, et jusqu’à 300 000 ha de nouvelles terres devront être consacrées à la culture de l’huile de palme par an. L’augmentation de la production d’huile de palme en Malaise devrait ralentir étant donnée la disponibilité limitée des terres. Cependant, le gouvernement de l’Etat de Sarawak a annoncé qu’il ouvrait de vastes étendues de terres pour la culture des palmiers à huile. Cela augmentera la superficie nationale dédiée à l’huile de palme de 4,67 millions d’ha à 5,4 millions d’ha.

Les zones cultivées dans les pays tropicaux en Afrique et en Amérique latine devraient également être étendues pour répondre à la demande locale et mondiale croissante. Etant donné que la consommation moyenne par habitant d’huiles et de graisses de l’Afrique n’est que de 11 kg environ, par rapport à la moyenne mondiale de 24 kg environ, et l’écart important en termes de production et de consommation entre l’huile de palme et les huiles végétales, l’Afrique représente une opportunité significative d’expansion future de la production mondiale d’huile de palme, destinée à la fois à l’offre régionale et à approvisionner l'UE.

Plusieurs pays africains et latino-américains, en quête de croissance économique et d’une dépendance réduite vis-à-vis des huiles comestibles importées, attirent les sociétés asiatiques et européennes pour qu’elles investissent dans le secteur. Ces pays sont notamment le Liberia, le Cameroun, le Ghana, la République démocratique du Congo, la Côte d’Ivoire et le Brésil. Dans un avenir proche, l’expansion de l'industrie continuera probablement à être centrée sur l’Asie du Sud-est, où les gouvernements soutiennent le secteur de l’huile de palme, où la chaîne agro-alimentaire est bien établie à la fois pour les marchés intérieurs et extérieurs, et où de grandes étendues de nouvelles plantations entreront en production au cours des prochaines années.

En Asie du Sud-est, où le gouvernement s’occupe de plus en plus du développement durable et où des normes écologiques sous la forme du système de certification de la Table ronde pour une huile de palme durable (RSPO) se mettent en place, il est prévu que la culture se déplace progressivement des zones forestières à VEE (Valeur Ecologique Elevée) aux terres agricoles existantes ou aux zones désignées comme dégradées. (Source: IFC)

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Extrait de l'article du journal en ligne LeMonde.fr/Planete du 27 septembre 2012

Le bilan des mafias du bois s'est dramatiquement alourdi, jeudi 27 septembre, avec la publication de chiffres estimant les revenus de ce trafic mondialisé entre 30 et 100 milliards de dollars par an (23 à 77 milliards d'euros). Les dernières données publiées en mars par la Banque mondiale évaluaient leur "chiffre d'affaires" à 15 milliards de dollars.

D'où vient un tel écart ? Essentiellement, expliquent Interpol et le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), qui présentent ce vaste travail de traque dans le rapport "Carbone vert, marché noir", des opérations de blanchiment qui avaient été jusqu'alors très peu comptabilisées.

[...] "Ces cinq dernières années, on est passé d'une exploitation illégale directe à des méthodes plus sophistiquées de recel et de blanchiment", souligne Interpol qui, exemples à l'appui, recense plus de trente manières "d'abattre illégalement, de blanchir et de commercialiser des grumes". Parmi lesquelles, "la falsification de permis d'exploitation, le piratage de sites Internet gouvernementaux afin d'obtenir des permis de transport et des quotas plus importants, le blanchiment par l'intermédiaire de la construction de routes, de fermes d'élevage, de plantations de palmiers à huile, le mélange de bois légal et illégal pendant le transport ou dans les scieries"...

 

Extrait du rapport Le Cadre du Groupe de la Banque mondiale et la Stratégie d'IFC pour l'engagement dans le secteur de l'huile de palme : <accès ici>

"Si le secteur constitue une source d’emplois importante, dans certains cas, les critiques mettent en avant l’absence de conditions de travail sûres et décentes. Les femmes, les travailleurs précaires et les travailleurs migrants constituent des groupes particulièrement vulnérables. Les points qu’il est nécessaire de réévaluer sont les politiques et les pratiques relatives à la sécurité et à la santé au travail, la liberté d'association, le travail des enfants, le travail servile et la discrimination. En dépit du fait que des salaires minimum et des prestations sont fixés par les organismes publics pertinents ou par des conventions collectives entre les employeurs et les syndicats de travailleurs, l’application cohérente des salaires fixés et des prestations constituent un problème dans ce secteur.

Les mesures destinées à aborder la question du traitement des femmes sont souvent insuffisantes. Les impacts de ce secteur sur les hommes et les femmes sont généralement différents. Quand le pouvoir de prise de décision est aux mains des hommes, l’inclusion des femmes à ce processus nécessite une approche proactive, par conséquent, les implications en termes de genre de l’emploi, de l’accès à l’utilisation des terres, du logement, de l’éducation et de la santé nécessitent une analyse supplémentaire. Par exemple, les femmes peuvent être employées à des travaux aux champs comme le désherbage et l'application de pesticides. L’exposition aux produits chimiques dangereux comme les herbicides et les fongicides dans la culture de l’huile de palme ont été associés à des problèmes de santé chez les femmes qui y travaillent, ces risques étant exacerbés lorsque des femmes enceintes sont exposées à ces pesticides."

 

Extrait du rapport de la Cour des Comptes: La politique d'aide aux biocarburants

Le problème est qu'aujourd'hui, avec l'incorporation obligatoire, on rend tout le monde dépendant des biocarburants : presque toute la production française de colza passe en biodiesel, mais tout le biodiesel n'est pas fait à partir de colza, puisqu'une partie de plus en plus importante est faite à partir d'importations d'huile de palme dont la production a des effets désastreux sur l'équilibre écologique des pays producteurs.

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