orang-outan

Massacres d’orangs-outans par des travailleurs de plantations de palmiers à huile

( 9 décembre 2011 )

De S M Mohd Idris, par courriel

Sahabat Alam Malaysia (SAM) est complètement bouleversé et scandalisé. En effet, des compagnies Malaisiennes d’huile de palme sont responsables de génocide contre les orangs-outans indonésiens en danger d’extinction. Aux quatre coins du Kalimantan, sur la fabuleuse île de Bornéo, les compagnies sont accusées de détruire à grand pas le peu qu’il reste de la forêt primaire et des orangs-outans qui y vivent.

Ce n’est pas seulement la destruction des derniers vestiges du refuge de ce magnifique primate, les compagnies ont payé des travailleurs dans les plantations afin d’exécuter froidement au moins 20 spécimens et des singes proboscis pour, selon eux, contrôler une épidémie de peste qui sévirait depuis 2008. La manière selon la quelle les primates ont été éradiqués fut horrible, après une chasse interminable par des chiens affamés, les hommes leur ont tiré dessus, ils les ont poignardé puis tailladé à mort avec des machettes.

Cela montre que ces compagnies ont déshonoré leur accord dans le but d’obtenir le label durable qui demande de regrouper différents critères comme « se retenir » de détruire la forêt vierge et adhérer à une politique juste d’acquisition des terrains.

Il n'y a absolument aucun respect pour le droit et la manière horrible et illégale selon laquelle les orangs-outans ont été tués est une question sérieuse puisque il est irresponsable pour ces compagnies de s'emparer des terres habitées par les orangs-outans.

Même les villageois ne sont pas épargnés par l'assaut de l'industrie élaeicole. Hormis l’habitat des primates, l'expansion des plantations détruit également les habitats d'espèces en voie de disparition comme les tigres et les éléphants.

L’expansion des plantations rétrécit les territoires de ces espèces, les contraint à quitter leur habitat et aborder des domaines voisins comprenant notamment des villages qui les considèrent comme une menace. Ces espèces sont alors chassées ou tuées.

La situation actuelle est une augmentation non négligeable de la chasse illégale et du commerce notamment de tigres et d’éléphants. L'assassinat d'orangs-outans par les travailleurs de la plantation, ou par les agriculteurs qui les voient comme des parasites, est une question très sérieuse.

Il y a, le plus souvent, une fragmentation des forêts créé par les compagnies qui empêche les déplacements de la faune d’un îlot boisé isolé à un autre. Cela augmente les chances de consanguinité et donc accentue l’éventuel déclin de la population, à cause du processus de déclin génétique. En effet, la sélection naturelle est contrainte et donc ce ne sont plus les individus les plus robustes qui sont sélectionnés. De plus, le croisement entre les différentes populations ne se faisant plus ou très peu, des maladies peuvent atteindre toute une génération.

Les propriétaires des plantations de palmiers à huile devraient être tenus responsables de leurs actes.

Les compagnies devraient plutôt être contraintes de protéger l’écosystème dans leurs zones de concession et aussi aider à l'arrestation de leurs travailleurs condamnés pour tuer les orangs-outans. Ils pourraient replanter des couloirs pour la faune afin de recréer les échanges entre îlots boisés isolés.

Afin d’éviter l’éradication des orangs-outans et des autres populations sauvages par les compagnies avides de profit, SAM demande instamment à l'organisme de Conservation de la ressource naturelle d'Indonésie (Balai Konservasi Sumber Daya Alam (BKSDA)) du Ministère des Forêts et de la Police à agir fermement par l'application de la Loi sur les propriétaires de plantation et les travailleurs qui avaient été condamnés pour avoir tué les orangs-outans.

De même, le Ministère malaisien des ressources naturelles et de l'environnement devrait prendre en considération les très graves infractions commises en Indonésie et appliquer la Loi sur la Conservation de la faune. Étant donné les ravages rapides des terres par les compagnies de palmiers à huile, la question qui se pose est la suivante : Reste-il encore un espace de vie pour nos singes ?

Le Président de SAM (Sahabat Alam Malaysia)

Le boycott pur et simple [...] est une réponse trop simpliste

( Source: tracesdupanda.wwf.fr, juillet 2011 )

Mettons un point final à la conversion de forêts naturelles en plantation

Mettons un point final à la conversion de forêts naturelles en plantation

Les plantations de palmiers à huile couvrent déjà 13 millions d’hectares sur la planète, en grande partie sur l’île de Sumatra, en Indonésie. Or, l’expansion de ces plantations est la principale cause de déforestation dans l’archipel. Les si précieuses forêts tropicales de Sumatra abritent pourtant d’innombrables espèces dont la rafflésie, la plus grande fleur connue, mais aussi quelques 400 tigres, de rares rhinocéros, des éléphants et environ 6 000 orangs-outans. Ces populations sont aujourd’hui toutes fragilisées par la disparition de leur habitat. La destruction des forêts est également à l’origine de 70 % des gaz à effet de serre produits par l’Indonésie, 3ème pays émetteur au monde, et entraîne des déplacements de populations, facteurs de troubles sociaux.

Toutefois, le boycott pur et simple de l’huile de palme, qui entre dans la composition de tant de produits alimentaires, énergétiques ou cosmétiques, est une réponse trop simpliste. Il convient plutôt d’imposer des pratiques responsables aux opérateurs de la filière afin de protéger les forêts à haute valeur environnementale. Ainsi des millions d’hectares de terres dégradées sont disponibles et se prêteraient parfaitement à l’exploitation du palmier à huile. Et le développement économique de l’archipel indonésien ne serait en rien contrarié.

Le WWF a donc rejoint la « table ronde pour une huile de palme durable » (RSPO), une initiative réunissant producteurs, utilisateurs et représentants de la société civile, soucieux de mettre en place une filière respectueuse de l’environnement. Le label RSPO garantit notamment que l’huile de palme n’est pas issue de nouvelles zones déboisées. Toutefois, le WWF exerce une grande vigilance quant au respect des critères de certification et poursuit son action pour obtenir l’interdiction de la conversion des tourbières, ces sols acides qui, drainés et asséchés, émettent de grandes quantités de gaz à effet de serre.

Financeurs, producteurs, transformateurs, consommateurs, tous concernés !

Le WWF s’emploie aussi à promouvoir l’huile de palme certifiée RSPO qui représente déjà un pourcentage significatif des ventes mondiales. Le WWF analyse ainsi les politiques environnementales des importateurs-transformateurs européens, lesquels ont le pouvoir économique de faire évoluer les pratiques, l’Europe étant le troisième acheteur d’huile de palme, derrière la Chine et l’Inde. Il est d’ailleurs crucial que ces grands marchés adoptent à leur tour des normes durables. Le WWF étudie également les garanties environnementales que devraient exiger les investisseurs étrangers dont le rôle est loin d’être négligeable puisqu’ils financent environ un quart des projets de plantations.

Sur le terrain, le WWF-Indonésie lutte contre la déforestation illégale aux abords des Parcs Nationaux, promeut auprès des populations locales des activités alternatives à l’exploitation des ressources de la forêt, comme l’apiculture ou le tourisme durable, et développe des stratégies efficaces pour limiter les conflits hommes/éléphants.

Ainsi, en Malaisie comme à Sumatra, la dégradation des écosystèmes forestiers ralentit. Toutefois de nouveaux projets menacent déjà des massifs préservés à Bornéo et en Papouasie, en Indonésie, mais aussi en Afrique et en Amérique du Sud. Dès lors, chacun d’entre-nous doit agir pour la sauvegarde des forêts tropicales. D’abord en privilégiant une alimentation non transformée, biologique, locale et de saison. Ensuite en exigeant que l’huile de palme contenue dans les produits comme la margarine, le savon, le rouge à lèvres… provienne d’une filière durable et certifiée. Enfin, en soutenant le WWF. Vos dons nous sont essentiels pour mener nos combats en faveur de la préservation des forêts et des espèces.

Donnez votre avis ! (Argumenté)

Le coût des biocarburants

( Source: Dominique Hennequin, Emmanuelle Grundmann et Thierry Simonet -- ARTE GEIE / Nomades Productions -- France 2009 )
         ‪Indonésie: Le coût des biocarburants (Reportage ARTE)Les bois de qualité moindre rejoindront les usines de transformation de pâte à papier. En quelques heures, le paysage se transforme : la forêt vierge disparaît sous les coups de boutoirs des pelleteuses. Une atteinte irréversible à la biodiversité.
En 2008, l'Indonésie détient toujours le taux de déforestation le plus fort du monde : l'équivalent d'un terrain de football toutes les 15 secondes. Le feu se charge de nettoyer ce qui reste de forêt primaire. Allumés volontairement à la saison sèche, ces incendies géants brûlent forêts et tourbières pendant des semaines.
Le carbone dégagé par cette gigantesque combustion a fait de l'Indonésie le troisième pays émetteur de gaz à effets de serre de la planète, après la Chine et les Etats-Unis. Des palmiers à huile remplacent la perte de l'ancienne forêt qui occupait 80% de l'espace. Une monoculture rentable, à perte de vue. Depuis peu, l'huile de palme entre dans la composition du carburant. Une loi, votée par le Parlement européen, impose un taux de 5,75% de biocarburants d'ici 2010 et de 10% d'ici 2020. Conséquence directe de cette loi : l'importation massive d'huile de palme sur notre continent. Une huile beaucoup moins chère que l'huile de colza et produite avec un faible coût de main d'œuvre.
Malaisie et Indonésie, les deux principaux pays producteurs étendent leurs cultures de palmiers à huile sur tout leur territoire. Une ruée vers l'or vert aux conséquences dramatiques : la déforestation massive de la forêt vierge, un trésor inestimable pour la biodiversité.

"Green" primé au Millenium Film Festival 2011 : Objectif d'Argent

( Source: Greenforyou.be, 21 juin 2011 )

A l’occasion de la projection du documentaire « Green », son réalisateur Patrick Rouxel nous a accordé un entretien. Il vient de recevoir prix du meilleur message du développement, offert par l'UNDP. Ce film tourné en Indonésie retrace l’histoire d’une femelle orang-outang dont la vie a changé suite à la déforestation. Rythmé par les sons de la nature, « Green » décrit l’utilisation du bois et des terres conquises : de la pâte à papier aux plantations de palmeraies.

Pouvez-vous nous dire ce qui vous guide dans la création de vos documentaires?

Ce que j’essaie de faire dans mes films, c’est de transmettre une émotion. Toute direction artistique dans la création, dans le choix des images et dans les enchainements est motivée par cette ambition de vouloir mener le spectateur à ressentir une émotion clé. C’est comme ça que je prends mes décisions. Est-ce la méthode forte ou douce ? Je pense que le message est assez doux avec Green, alors que c’est plus intense avec mon dernier film : Alma.

Toute la difficulté semble résider dans le ton…

Avec un texte, cela reste des mots, c’est supportable. Mise à l’écran, la même histoire a un tout autre poids. A la vision de certaines images, il y a beaucoup plus de gens qui ont une réaction de refus car ils n’ont pas envie de voir ou de savoir. Je ne pense pas que Green ait ce problème.
Alma est plus rude. Parfois il y a des choses auxquelles nous sommes tellement sensibles qu’il est délicat de communiquer de façon douce. Le tout est de trouver les images justes afin de faire passer la réalité au spectateur.

Quelle autonomie avez-vous dans la construction d’un film ?

Etant indépendant, je ne m’impose aucune restriction au montage quant à la longueur du film. J’assemble et ensuite j’accepte la durée : Green fait 48 minutes, le dernier film 65 minutes. Ce qui compte c’est de trouver la durée adéquate. J’estime que mes films sont rythmés naturellement. L’histoire de Green s’est écrite sur le terrain, c’est le fruit du hasard.

Vos tournages se font en solitaire. Est-ce un choix d’indépendance ou un besoin de liberté ?

Avec chaque tournage, je fais des voyages hallucinants. J’ai l’opportunité de vivre des histoires auxquelles peu de gens ont accès. Faire des documentaires en solitaire vient d’une réalité : j’ai commencé de réaliser des films à l’âge de 35 ans. Je n’allais pas être stagiaire ou assistant (rires). Je ne voulais pas non plus mettre toute une équipe en danger. Aujourd’hui avec l’équipement qui existe, il est possible de se lancer dans un projet personnel avec peu de moyens.

Affiche du documentaire GreenPour revenir à « Green », pouvez-vous nous expliquer l’histoire de ces éléphants enchainés?

Les éléphants ont un cycle avec des passages réguliers à des endroits ou ils reviennent chaque année. Avec la déforestation, leur territoire disparait et ils n’ont plus d’habitat. A la place, il y a maintenant des cultures, des villages. Les éléphants vont dans les plantations nouvelles et font des saccages. Cela créé des conflits entre les animaux et les hommes.
Des spécialistes en capture d’éléphants sont appelés. Ils essaient de les chasser pour qu’ils retournent en forêt, ou ils les attrapent par famille. Ils sont mis dans des refuges, des sanctuaires qui sont en fait des mouroirs pour éléphants. Les zoos n’en veulent plus (ils sont pleins déjà), les paysans non plus. Ils sont passés à l’âge du tracteur, ou des buffles. Il y a juste du tourisme local avec des ballades à dos d’éléphants ou des animations.

Aujourd’hui il est difficile de dissocier le bon grain de l’ivraie. Comment effectuez-vous vos choix de consommation ?

C’est juste une question de maturité individuelle au regard de ces paradoxes. À chaque achat, je me pose la question: « comment est-ce que cela a été fait, qu’est-ce qui se cache derrière ? » Plus je lis, plus je vois de films, plus je réalise qu’un grand nombre de produits que nous consommons sont douteux.
Ma solution est certainement dans le fait de consommer le moins possible dans un premier temps. Si un achat est nécessaire, je m’assure que cela reste en accord avec ma sensibilité, avec mes idéaux. En tant qu’individu, végétarien depuis 25 ans, il est difficile de croire que je vais changer le destin de l’humanité ou des animaux de la terre. J’essaie quand même parce c’est important pour mon esprit. Le tout est d’être en accord avec ses valeurs personnelles, essayer de tendre vers...

Déforestation en Indonésie - extrait du film Green

Photo © Patrick Rouxel

Le générique de fin semble interminable. Il liste les différentes causes et entreprises sources de la déforestation.

La quantité de noms d’entreprises est une façon d’illustrer le gigantisme de ces industries. Il aurait été plus facile de se limiter à 5 ou 10 noms. Je voulais montrer au public l’ampleur des dégâts. Il y a un nombre incroyable de marques qui utilisent de l’huile de palme dans l’alimentaire, les cosmétiques etc... En même temps, avant l’industrialisation, l’huile de palme était absente de l’alimentation, il y a donc des solutions et des choix à faire.

Pour conclure, une recommandation, un conseil ?

L'admirable livre « The Story of Stuff » par Annie Leonard.

Pour aller plus loin: les documentaires Green et Alma sont disponibles en streaming et en téléchargement légal. Voir aussi le film d'animation The Story of Stuff

Remise de l'Objectif d'Argent au Millenium Film Festival 2011

Remise de l'Objectif d'Argent au Millenium Film Festival (Photo © Yann Verbeke www.yannverbreke.com

Le prix de la honte décerné à Neste Oil

(Source: 24heures.ch

Daniela Herrera | 13.04.2011 | 17:50

Le spécialiste finlandais de la commercialisation d'agrocarburants à base d'huile de palme a reçu "le prix de la honte" décerné par Greenpeace et la Déclaration de Berne.

© D. Herrera | La compagnie pétrolière finlandaise Neste Oil s’est vu décerner le prix du public des Public Eye Awards 2011 de la plus mauvaise entreprise de l’année en matière de responsabilité environnementale et sociale.

Affublée de militants de Greenpeace déguisés en orangs-outangs, la compagnie pétrolière finlandaise Neste Oil s’est vu décerner le prix du public des Public Eye Awards 2011 de la plus mauvaise entreprise de l’année en matière de responsabilité environnementale et sociale, aujourd’hui à midi à l’entrée de ses bureaux à Genève. Le vice-président senior et responsable du développement durable de la société, Simo Honkanen, a fait le déplacement et a reçu le prix des mains de Mirjiam Koop de l’organisation Greenpeace. Il commente: «Nous sommes déçus de ce prix car nous pensons qu’il ne reflète pas la réalité. Nous sommes une des entreprises les plus responsables en termes de développement durable dans l’industrie énergétique mondiale.» Greenpeace indique pourtant que le biodiesel produit par Neste Oil à base d’huile de palme est une cause majeure de la déforestation en Asie du Sud Est.

Les Jeunes Verts de Genève et deux gendarmes genevois étaient également sur place, ainsi que des représentants de la Déclaration de Berne, association suisse co-organisatrice du prix.

Marjam Kopp de Greenpeace

 Quels reproches à Neste Oil?

 Interview de Mathias Schlegel

 

Sauvetage de Raja

Raja a été secourue par l' O-Team en décembre 2010. Ils l'ont apporté au Sintang Orangutan Rescue Center (dirigé par Orangutan Outreach). Raja et ses compagnons orang-outans ont besoin de vous !
Pour aider l'association Orangutan Outreach: http://redapes.org
Photos en ligne: http://redapes.org/sintang/rescuing-raja

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