Les Dayaks veulent mettre fin à l’accaparement des terres ancestrales

( Source: TheJakartaPost.com, 26/10/2011)

Les membres de la tribu des Dayaks Ngaju dans le centre du Kalimantan (Bornéo) disent qu’ils ont perdu leurs terres ancestrales au profit du gouvernement, des plantations de palmiers à huile et des compagnies minières.

Des représentants de 4 villages revendiquent le fait qu’ils ont été exclus de leurs terres ancestrales depuis le lancement en 1996 du Projet gouvernemental (PLG) intitulé « Un Million d’Hectare de Tourbière ».

Les locaux, sans actes de propriété, disent que les forêts sont, selon la coutume, des terres se transmettant de génération en génération.

Abdul Hamid, un habitant du village de Ketunjung a dit au journaliste, lors d’une conférence de presse pendant le Forum indonésien pour l’Environnement au siège de l’ONG Walhi à Jakarta: « Tous les programmes, ainsi que les plantations de palmiers à huile et les mines appartenant aux sociétés ont violé nos droits sur la terre héritée des générations précédentes ».

D’après lui, les villages ont perdu leurs forêts pour les programmes de réduction des émissions de CO2, comme par exemple,  les initiatives du REDD+ (Réduction des Emissions dues à la Déforestation et à la Dégradation de la forêt).

Siga E Saman, chef de la Communauté, dit aussi que le gouvernement devrait leur rendre les terres et garantir les droits des autochtones. « Nous ne viendrons plus mendier pour survivre une fois nos terres rendues ».

April Perlindungan, un représentant du Yayasan Petak Daun (YPD), une ONG environnementale dans le centre du Kalimantan dit que les projets au niveau de la zone de préserve pas l’environnement.

Selon lui, « préserver l’environnement est uniquement une excuse pour s’emparer de la terre, et ensuite la rendre disponible aux investisseurs. »

Les 1,4 millions d’hectares de forêt tourbière auparavant sous le régime du PLG sont en ce moment attribués aux projets du REDD+, les groupes de management de la production forestière (KPHP) et les groupes de management de la protection forestière (KPHL), les compagnies minières et les plantations de palmiers à huile.

Il ajoute que « le statut des terres est confus – mais il est clair que toutes ces activités détruisent la vie des autochtones. »

D’après l’ONG Walhi, 54 384 hectares de forêt a été cédé aux initiatives du REDD+ bien que 11 compagnies exploitant le palmier à huile de façon illégale gèrent 351,8 hectares.

A côté, Hadi Daryanto, le secrétaire général du Ministère des Forêts, confie que le Minsitère a créé le mécanisme du FPIC (Free Prior Information Concern) pour les projets du REDD+ afin de donner une priorité aux inquiétudes des autochtones et éviter les conflits de propriété.

« Le mécanisme fournit une possibilité, pour les autochtones, de participer au développement de la forêt. Cela oblige aussi la redistribution aux habitants de 75% des bénéfices du programme et des projets.  C’est une des solutions apportées au problème récurrent des forêts et de leurs occupants. »

D’après Hadi, toute compagnie de palmiers à huile coupable d’opérations illégales devra remettre les terres au gouvernement qui encouragera les autochtones à s’occuper des forêts. Il ajoute que les locaux tiraient profit de nombreux programmes gouvernementaux tels que les initiatives du REDD+.

« On enseigne l’agriculture aux locaux ».

Nurhadi, le chef de la communauté Dayak Ngaju, dit que les autochtones n’ont pas besoin d’aide de la part du gouvernement et surtout pas des leçons sur l’agriculture et la préservation de la forêt.

« Nous vivons dans la forêts. Nous savons comment la protéger. Les sages des villages nous apprennent à respecter les forêts. »

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×