Suriname

( Source: agritrade.cta.int, juillet 2011 )

Des projets de réhabilitation du secteur de l’huile de palme en cours au Suriname

 

Un accord a été signé entre le gouvernement du Suriname et l’entreprise chinoise China Zhong Heng Tai Investment (CZHT) pour réhabiliter le secteur de l’huile de palme au Surinam. Ceci inclut la réhabilitation des huileries de palme d’État et d’une usine qui avait été officiellement fermée en 2004. Dans les années 80, la production nationale d’huile de palme était la principale source d’huile de cuisson du Surinam.

Un investissement de 4,5 millions de dollars, garanti par le gouvernement chinois, soutient ce travail de réhabilitation, notamment le transport de semis d’huile de palme en provenance de la Malaisie. Initialement, 2 000 ha seront semés, et 6 000 ha supplémentaires seront consacrés à d’autres cultures, afin d’expérimenter quels autres produits agricoles peuvent être cultivés pour exportation. La transformation d’huile de palme devrait commencer d’ici 3 ans.

Ces développements doivent être envisagés dans le contexte d’un investissement chinois plus conséquent (aussi bien privé que public) dans d’autres secteurs des Caraïbes, notamment le tourisme. Dans le cas du Surinam, un investissement conséquent de 600 millions de dollars a été consenti dans des projets d’infrastructures portuaires et routières pour « relier le pays à son voisin du sud riche en ressources naturelles, le Brésil ».

Commentaire éditorial

Les entreprises chinoises se montrent de plus en plus intéressées par la réhabilitation des secteurs agricoles en difficulté des Caraïbes, du sucre en Jamaïque (voir article Agritrade, ‘ Des plans ambitieux pour le secteur sucrier jamaïcain’, juin 2011) à l’huile de palme au Suriname. Ces investissements semblent être axés sur l’amélioration de la capacité à desservir les marchés nationaux et régionaux.

Cependant, en Afrique, certains ont tiré la sonnette d’alarme, affirmant que la structure des échanges commerciaux avec la Chine est en train de répliquer et d’asseoir plus encore les structures traditionnelles des échanges, à savoir l’exportation de matières premières et l’importation de biens manufacturés (voir article Agritrade, ‘ L’Afrique est appelée de toute urgence à se diversifier et à entreprendr...’, juillet 2011). Les gouvernements africains sont invités à utiliser les relations commerciales émergentes pour entreprendre une transformation structurelle de leur intégration dans l’économie mondiale en développant des activités de transformation à plus forte valeur ajoutée.

Reste à voir si la structure émergente de l’engagement chinois dans les Caraïbes sera différente de celle qui se dessine en Afrique, et si elle promouvra effectivement le développement d’activités locales de transformation à plus forte valeur ajoutée pour les marchés nationaux et régionaux.

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