Mon article complet publié dans le journal Atlantico

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Palmiers à huile : la bourse ou la vie ?

Le marché de l’huile de palme est florissant. Les échanges internationaux représentent près de 21,5 milliards de dollars américains, selon le CIRAD. D’un faible coût de production, l’huile de palme détrône depuis quelques années toutes les autres huiles. Après l’introduction au Nasdaq de Facebook en mai dernier, l’entrée dans la Bursa Malaysia de la Felda Global Ventures Holding (FGVH), 3ème plus grand producteur mondial d’huile de palme, est aux yeux des analystes la deuxième plus grande IPO[1] de cette année et la plus importante sur le plan national depuis l’introduction en bourse du Petronas Chemicals Group. Selon la Bourse Malaisienne, dès le premier jour, le titre FGVH a augmenté d’un peu plus de 18%. Ayant la mainmise sur la FGVH, le Premier Ministre malaisien Najib Razak a tout de suite mis en avant le succès de la privatisation des entreprises du pays. Mis à part les intérêts au niveau de la politique nationale et sur le plan économique, ce pas dans la cour des Grands apporte une véritable reconnaissance sur la scène internationale pour la FGV. Ceci devrait attirer de nouveaux investisseurs en Asie du sud-est. L’avenir du géant de l’huile de palme semble à l’antipode de celui de Facebook car, si on en croit l’étude de marché réalisée par OIL WORLD ISTA Mielke, la consommation mondiale de cet or rouge pourrait plus que doubler d’ici à 2020.

Mais quand certains spéculent, d’autres s’interrogent sur le fond de commerce de la FGVH – d’ailleurs contrôlée par M.Razak - et de tant d’autres groupes de l’industrie élaeicole[2]. Cette dernière extrait l’huile de palme et de palmiste[3] pour la fabrication de nombreux produits alimentaires (margarine, chips, confiseries, etc.), manufacturés (cosmétiques, savons, détergents, bougies, lubrifiants, etc.) et, depuis quelques années, la production de biocarburants. Pour la deuxième catégorie de produits, les industriels utilisent surtout certains composants - aussi nommés ‘’dérivés’’ - des huiles de palme et de palmiste comme l’acide palmitique ou stéarique, le Sodium Dodecyl Sulfate (NaDS, SDS ou E487), etc[4]. Selon l’ONG Les Amis de la Terre, un produit sur dix serait concerné et près d’un milliard de personnes consommerait donc des produits issus de cette industrie. La plupart du temps, les consommateurs n’ont même pas conscience qu’ils ingèrent ces produits puisque, soit ils ne connaissent pas les noms des dérivés, soit les mentions inscrites sur les étiquettes indiquent uniquement ‘’matière grasse végétale’’. 

Situation mondiale en 2006 (Source FAO 2007)

Planisphère de l’élaeiculture mondiale. Source : FAO STAT 2006.

Expansion des plantations de palmiers à huile : de l’artisanal au système agro-industriel.

Les plantations de palmiers à huile se répartissent dans la zone intertropicale sur une dizaine de millions d’hectares. Depuis 20 ans, la superficie a plus que doublé. Avec les plantations des îles de Bornéo et Sumatra, la Malaisie et l’Indonésie totalisent à eux deux près de 85% de la production mondiale d’huile de palme et de palmiste. Les fermes artisanales ont laissé la place à un système agro-industriel très organisé et exploitant plusieurs milliers d’hectares. Les charrettes ont été remplacées par les camions à bennes, l’uniformisation est en marche et conquiert, depuis quelques années, de nombreuses îles en Océanie. Les images par satellite nous donnent l’ampleur du mitage dû aux plantations. On peut notamment apercevoir l’étendue des cultures au Nord de l’île principale des Salomon, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et sur certaines côtes des îles Philippines – par exemple, les côtes au sud-est de l’île de Palawan présentent de nombreuses plantations de palmiers à huile légèrement clairsemées.

Outre l’Asie du sud-est, les plantations de palmiers à huile gagnent du terrain en Afrique et en Amérique latine sous la pression des investisseurs étrangers. C’est notamment ce que le premier rapport d’analyse réalisé à partir des données de The LAND Matrix[5] a révélé en avril 2012. On peut y apprendre notamment que, ces cinq dernières années, le Qatar, l’Inde et la Corée du Sud ont acquis, respectivement, 500 000 ha en Indonésie, 300 000 ha en Ethiopie et 300 000 ha à Madagascar. Cependant, si 26% des gains de surfaces agricoles dédiées au palmier à huile concernent l’Afrique et 5%, l’Amérique latine, c’est en Asie du sud-est que l’expansion est de loin la plus importante. Et cela n’est pas prêt de s’arrêter selon le Malaysian National News Agency[6] ; en effet, le Premier ministre malaisien souhaite, grâce à l’introduction en bourse de FGV, planter et acquérir de nouvelles exploitations de palmiers à huile (15 000 ha par an), de cannes à sucre et d’hévéas en Asie du sud-est et en Afrique d’ici 2015.

Vue satellite de plantations de palmiers à huile sur la côte sud-est de l’île de Palawan, aux Philippines. Source : Google Earth.

  gain-en-superficie.jpgGain en milliers d’hectares des surfaces agricoles dédiées aux plantations de palmiers à huile depuis 2000. Source : The LAND Matrix.

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Principaux producteurs d’huile de palme (en millions de tonnes). La Malaisie et l’Indonésie sont des producteurs d’huile de palme tellement importants qu’il est nécessaire de les enlever sur un histogramme pour comparer les autres producteurs d’huile de palme. Source : Statistiques de l’Université de Sherbrook.

Remplacer une forêt par un autre : quelles conséquences ?

Le palmier à huile a la particularité d’être un arbre extrêmement productif, les grappes de fruits peuvent être récoltées jusqu’à 3 fois par an. Pour optimiser la productivité des exploitations, les industriels plantent des rangées bien alignées et resserrées. D’après des études[7] réalisées en Malaisie et en Indonésie, 80 à 100% des espèces vivants dans les forêts tropicales ne peuvent pas survivre dans les monocultures de palmiers à huile. Il suffit de se balader dans n’importe quelle palmeraie et de tendre l’oreille, le silence est assourdissant. Cela tranche totalement avec la forêt tropicale où l’on entend quotidiennement un concert d’une centaine d’espèces, des cigales aux toucans, des singes hurleurs aux jaguars. Selon les scientifiques, le constat est amer : en plus de participer à une extinction massive d’espèces connues voire emblématiques comme l’orang-outan, le rhinocéros de Sumatra et la rafflésie, l’industrie du palmier à huile cause la disparition d’espèces jamais encore découvertes. La lecture du site français de Mongabay et le Rapport 2011 du WWF sur les espèces nouvellement découvertes en Papouasie-Nouvelle-Guinée rendent compte de la richesse des forêts tropicales. Il faut aujourd’hui que les pays producteurs ainsi que les pays importateurs aient conscience que l’or vert a plus de valeur que l’or rouge. En effet, les économistes semblent unanimes, les animaux vivants ont beaucoup plus de valeurs que les animaux morts.

La biodiversité, ce n’est pas que la faune et la flore qui entourent l’homme mais c’est aussi lui-même au sein de l’écosystème. En effet, dans la quasi-totalité des régions du monde où les exploitations de palmiers à huile ont commencé à s’intensifier, il y a eu et il perdure toujours des conflits entre les communautés locales et les planteurs. Les exemples sont très nombreux (Les Palawan et Aïta des Philippines, les Penan de Bornéo, les Awa d’Equateur, etc.[8]) et le dénominateur commun à tous les conflits est un manque cruel de dialogue. Et, outre ces tribus autochtones, il apparait de plus en plus une nouvelle forme de paysans que l’on appelle les « sans terres ». Dernièrement, LeMonde.fr a consacré un court reportage sur cette situation au Guatemala. On se rendait compte de la violence des expulsions qui sont, la plupart du temps, orchestrées par la police locale. En effet, l’installation des planteurs est une véritable manne financière pour la région. L’insupportable soutien des gouvernants aux planteurs ou plutôt leur aveuglement sur des valeurs essentielles aux peuples indigènes comme l’appartenance ancestrale des terres fut entre autres la cause de la lutte de Rigoberta Menchu. Le monde a d’ailleurs reconnu la légitimité de son combat ainsi que celui de tous les « sans terres » lors de la remise de son prix Nobel de la paix en 1992. Récemment, après que des groupes de miliciens envoyés par la compagnie de Chabil Utzaj aient expulsés violemment près de 300 familles vivant dans la vallée du fleuve Polochic, au Guatemala, Rigoberta Menchu eut une phrase mémorable : « Ici, il y a 510 ans, un homme est venu et a décrété que par ordre d’un roi, toute cette terre lui appartenait, et personne n’a rien compris ni n’a pu s’opposer. 510 ans plus tard, un homme vient dans la vallée du Polochic et déclare que par ordre d’un juge, les terres lui appartiennent, et personne ne comprend ni ne peut s’opposer. » Qu’évoque-t-elle si ce n’est une nouvelle forme de colonialisme ?

Au-delà des conséquences sur la biodiversité et sur la survie des peuples indigènes, la déforestation en Indonésie est une source gigantesque de gaz à effet de serre. En effet, les hommes brûlent des centaines d’hectares de broussailles et de tourbières. Ces feux colossaux ont fait de l’Indonésie le 4ème plus gros émetteur de GES au monde (la Malaisie est 9ème) devant des pays beaucoup plus industrialisés comme le Brésil, la Russie ou même le Canada.   

Le durable, le bio et l’équitable : quelles solutions pour les planteurs ?

Devant tous les désastres engendrés par la culture intensive de palmiers à huile et la montée en puissance des polémiques, les industriels et les organisations environnementales ont réfléchi à certaines stratégies. Si le commerce équitable d’huile de palme est en légère croissance mais peine à se faire connaître, le durable et le bio ont complètement envahit le marché.

En effet, en 2004, le WWF a créé la Table Ronde sur l’Huile de Palme Durable (RSPO) en collaboration avec plusieurs entreprises du secteur (Unilever, Aarhus United, Sainsbury’s, Golden Hope Plantations Berhad, Migros). La liste des membres s’agrandit d’année en année. Récemment, une grande enseigne de supermarché se vante de participer à la RSPO – même si selon le rapport du WWF, elle ne fait pas encore d’achats d’huile de palme durable.  Elle comprend des producteurs, des exportateurs, des firmes transnationales, des banques, des ONG et des investisseurs. Le site de l’organisation Oxfam France présente très clairement les principes et critères de la RSPO ainsi que les critiques. De nombreuses entreprises participant à la RSPO sont accusées de « greenwashing ». Quelques-unes de ces critiques sont portées sur l’appartenance à la RSPO d’entreprises impliquées dans la déforestation ou encore sur le peu de contraintes au niveau des critères environnementaux et sociaux. A en croire l’ONG Les Amis de la Terre et Patrick Rouxel, le réalisateur du film-documentaire Green, les entreprises ne sont obligées de rien. De plus, le terme de ‘’monoculture durable’’ n’est-il pas un oxymore ? Récemment, 256 organisations ont signé une déclaration contre la RSPO pour dénoncer la mascarade de cette certification. Il y est écrit que « les monocultures ne sont et ne seront jamais durable ». La solution n’est pas du côté des monocultures mais, comme dans certaines régions d’Afrique, le futur est plutôt dans la diversification des cultures. Cette hétérogénéité peut mettre en place des coopérations entre plantes et même si le rendement à l’hectare est diminué, la stabilité de la région est tout de même en partie assurée. En effet, les producteurs industriels prennent souvent à leur charge la construction, la rénovation d'infrastructures et la mise en place de services (routes, électricité, dispensaires, écoles, campagnes de prévention contre le sida) que l'État n'assure pas toujours.

Concernant l’huile de palme biologique, l’accès au cahier des charges est difficile et les polémiques sur des certifications trop aléatoires entament la confiance des consommateurs. C’est un domaine qui demande encore de l’investigation. Ce qui ne peut en aucun cas nous satisfaire mais combler notre peine, c’est que l’huile de palme biologique a moins de conséquences néfastes sur l’environnement.

Cependant, le commerce équitable est la solution qui semble plus surement correspondre à un véritable développement durable, alliant effectivement les volets environnementaux, sociaux et économiques. De petites initiatives voient le jour comme les cosmétiques NATYR commercialisés par Oxfam-Magasins du monde. La solution semble donc ici mais le marché est difficile à se mettre en place. En effet, la demande est en constante augmentation et sans courage politique favorisant cette voie, le commerce équitable a peu de chance d’être une véritable alternative.

Et le consommateur dans tout cela ?

La première préoccupation de la majorité des consommateurs est la santé. C’est pourquoi aujourd’hui les campagnes de publicités vantent les bienfaits des produits tels des médicaments.  L’huile de palme a connu un véritable succès en Afrique de l’ouest parce qu’en plus de sa forte productivité, elle contient de la vitamine E (un mélange de 55% de tocotrienols et 45% de tocophérols).

D’après The cholesterol – and Tumor-Suppressive Actions of Palm Oil Isoprenoids[9], recensant les résultats des études sur l’influence des composants de l’huile de palme sur la santé, les activités tumorigènes sont abaissées quand d’autres graisses et huiles sont remplacées par l’huile de palme. « Sundram a trouvé que les rats nourris avec un régime contenant 20% d’huile de palme avaient pour 33 à 55 % moins de chance d’amorcer chimiquement des tumeurs mammaires que les rats ayant été alimentés avec plus d’huiles insaturées ». L'huile de palme n'augmente donc pas le risque de cancer. De plus, les résultats des perfusions de cœur de rats démontrent que la vitamine E de l’huile de palme est plus efficace dans la protection contre l’ischémie[10] cardiaque.

Ce qui semble sûr, c’est que l’huile de palme augmente le risque cardiovasculaire uniquement quand l’apport est considérablement élevé. Cette huile, consommé de manière raisonnable a donc un apport nutritionnel non négligeable pour les populations qui la consomment. Or, dans les pays industrialisés, elle est intégrée dans une grande majorité des produits transformés et  parfois en très grande quantité comme dans le Nutella. Quand elle est hydrogénée, elle n’a plus aucuns effets bénéfiques et c’est pourquoi, dans un récent communiqué, le gouvernement français, sous la pression de l’AFSSA[11], a demandé aux industriels de limiter cette transformation d’ici quelques années. De plus, une huile hydrogénée doit être inscrite en tant que telle sur la liste des ingrédients.

Cependant, les industriels sont uniquement obligés d’inscrire la mention « matière grasse végétale » sans précision sur la nature de celle-ci. Le consommateur n’a donc pas toutes les clefs en main pour faire un choix réfléchi. De plus, lorsque les industriels ont le courage d’inscrire « huile de palme » sur la liste des ingrédients, il n’a aucuns moyens de connaître la provenance de celle-ci et donc les conditions de culture. Or chaque achat est un vote. Nous votons pour ou contre la destruction de toutes les terres ancestrales, nous votons pour ou contre les expulsions des familles par les planteurs, nous votons pour ou contre la sixième extinction de masse des espèces vivant sur Terre.

Il ne faut pas négliger notre force en tant que consommateur. La filière de l’huile de palme et de palmiste à besoin de beaucoup plus de traçabilité. Si les industriels et les gouvernements ne veulent pas que le boycott soit la seule alternative, il est de leur devoir de nous informer et de mettre en place, dans les plus brefs délais, un moratoire européen sur les importations d’huile de palme et de palmiste. La solution c’est vous. Rejoignez le mouvement Avaaz contre la culture intensive des palmiers à huile et pour l’instauration d’une semaine européenne de réflexion sur les enjeux mondiaux de l’élaeiculture.



[1] IPO : Initial Public Offering, terme anglais désignant l’introduction en bourse d’une entreprise.

[2] L’élaeiculture : c’est le nom donné à la culture des palmiers à huile en référence au nom latin du palmier, Elaeis Guineensis. D’autres espèces de palmiers sont aussi utilisées comme Elaeis Oleifera.

[3] L’huile de palme est extraite de la pulpe tandis que l’huile de palmiste est extraite du noyau. La seconde est un peu plus chère et plus fréquemment utilisée dans l’industrie cosmétique.

[4] Voici une liste non-exhaustive des dérivés possibles d’huile de palme et de palmiste : Sodium Lauryl Sulfate, Disodium Lauryl Sulfosuccinate, Palmolein, Gylceryl Stearate, Steareth, Sodium Kernelate, Sodium Lauryl Lactylate ou Sulfoacetate, Cetyl Palmitate, Cetyl Alcohol.

[5] W. ANSEEUW, M. BOCHE et al. (2012). Analytical Report based on the Land Matrix Database. CDE (The Centre for Development and Environment), CIRAD, GIGA (German Institute of Global and Area Studies).

[6] Malaysian National News Agency : www.bernama.com

[7] WAKKER, 2000

[8] Certains de ces peuples indigènes sont en danger de disparition. Survival International les aident à exister aux yeux du monde et surtout à combattre les fléaux qui menacent gravement leur survie.

[9] Charles E. ELSON, Suzanne G. YU & Asaf A. Qureshi (1995). Nutrition, Lipids, Health and Disease. Chapitre 10.

[10] Ischémie: apport insuffisant de sang.

[11] AFSSA : Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments.


Dernièrement,

Naissance exceptionnelle d’un bébé rhinocéros de Sumatra

Le 23 juin dernier, un petit Dicerorhinus sumatrensis naît dans le parc de Way Kambas, en Indonésie., En Asie, c’est la première naissance en captivité d’un rhinocéros de Sumatra depuis 1889. Selon le Ministre indonésien des forêts, Zulkifi Hasan, cela « représente un événement majeur dans la conservation de l’espèce ». En effet, le rhinocéros de Sumatra est une espèce en danger critique d’extinction et, selon l’IRF (Fondation Internationale des Rhinocéros), il subsisterait moins de 200 individus à l’état sauvage. Trois raisons parfois interdépendantes sont évoquées concernant la chute vertigineuse de sa population depuis 20 ans : le braconnage pour la corne, la déforestation pour le commerce de bois et l’expansion des plantations de palmiers à huile. Dernièrement, dans son rapport détaillé ‘’Asian Pulp and paper under investigation’’, Greenpeace a pris en flagrant délit de déforestation illégale sur l’île de Sumatra le géant APP (Asian Pulp & Paper).

 

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CONTACT

Damien, webmaster du site stophuiledepalme.doomby.com

Adresse e-mail: stophuiledepalme@gmail.fr

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Commentaires (1)

1. Ma vérité sur (site web) 17/07/2012

L'huile de palme est une catastrophe écologique, exigeons la transparence des industriels! Cette cause est encore trop peu connue du grand public et mérite d’attirer l’attention de la société civile.

Venez raconter votre Vérité sur : http://www.maveritesur.com/

N’’hésitez pas et venez faire entendre votre (vos) vérité(s) sur maveritesur.com.

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