Papouasie-Nouvelle-Guinée

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Colonisée par l'Australie au nom de la Grande-Bretagne (1883) et par l'Allemagne (1884), la Papouasie-Nouvelle-Guinée est indépendante au sein du Commonwealth depuis 1975. La reine Élisabeth II en est donc le chef d'État. Elle est représentée par un gouverneur général.

La Papouasie-Nouvelle-Guinée est divisée en vingt provinces réparties en quatre régions créées lors de l'indépendance du pays.

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10 : Milne Bay

20 : Port Moresby, capitale nationale

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( Source: FAO STAT )

Des perspectives plutôt favorables pour l’huile de palme en Papouasie-Nouvelle-Guinée

Un rapport récent commandé par le groupe sylvicole Rimbunan Hijau (PNG) suggère que la Papouasie-Nouvelle-Guinée « est en excellente position pour profiter du développement du secteur de l’huile de palme en réponse à la forte demande mondiale pour des denrées alimentaires de base et aux besoins intérieurs en termes de nutrition et de sécurité alimentaire ». Le secteur est jugé comme présentant un « énorme » potentiel de développement économique. Au cours des 15 dernières années, « l’huile de palme a enregistré la plus forte augmentation en termes de revenus réels sur l’ensemble des principales récoltes telles que le cacao, le copra et le café ». Le rapport a révélé que « les petits producteurs d’huile de palme sur une parcelle de deux hectares perçoivent un revenu annuel de 5 586 K [1 622 €] – soit près du double du salaire minimum du pays » et près de 10 fois le revenu engrangé de la production de cacao.

La PNG est jugée comme étant bien placée pour satisfaire à la demande croissante d’huile de palme produite de manière durable. Ce segment de marché se développe encore plus vite que la demande mondiale d’huile de palme prévue pour les 10 prochaines années, qui devrait progresser déjà de 30 %. Les problèmes de dégradation des sols et d’invasion par des parasites doivent cependant être résolus.

Le secteur de l’huile de palme de la PNG a récemment été stimulé par l’ouverture d’une nouvelle usine de transformation de £9 millions à Liverpool au Royaume-Uni « dédiée à la fabrication de produits de boulangerie et de restauration fabriqués à partir d’huile de palme », en utilisant une huile de palme certifiée durable. Ceci s’inscrit dans la tendance de marché vers la production de produits alimentaires durables, puisque « tous les grands distributeurs britanniques ont précédemment annoncé leur intention de convertir tous les produits à base d’huile de palme en des produits distincts certifiés durables » d’ici 2015. (agritrade.cta.int, 2011)

New Britain Palm Oil Ltd (NBPOL)

New Britain Palm Oil Ltd (NBPOL), le plus gros producteur mondial d’huile de palme certifiée durable, a déclaré un « doublement de ses bénéfices » du fait d’une « production d’huile de palme supérieure et de prix plus élevés ». Des plans pour la mise en place d’une douzième raffinerie d’huile de palme en PNG ont été annoncés, augmentant la capacité de production de l’entreprise de « 300 000 tonnes de régimes de fruits de palmier par an ». Certains envisagent d’utiliser les déchets de l’huile de palme pour produire de l’électricité aussi bien pour le propre usage de l’entreprise que pour la vente au réseau national. NBPOL a également investi 10 millions $US dans l’expansion de sa raffinerie britannique, doublant ainsi la capacité de l’usine de Liverpool. (agritrade.cta.int, 2012)

CDC Capital Partners

CDC Capital Partners est un acteur majeur dans les plantations de palmiers à huile en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Anciennement programme d’aide britannique, c’est devenu une compagnie privée qui investit à travers Pacific Rim Plantations Ltd. (PRP), dont elle est propriétaire à 76%. PRP s’occupe de 23 000 hectares de plantation de palmiers à huile dans trois régions : Northern Province (Popondetta), Milne Bay Province (Alotau) sur la côte nord de Papouasie-Nouvelle-Guinée, et à Kavieng sur New Ireland island. Elle a notamment un partenariat commercial avec le gouvernement qui a 20% d’intérêt sur les operations de la compagnie.

CDC projette, à long terme, de doubler sa capacité en huile de palme et est en train d’acheter des terrains. Mais d’après son Plan Environnemental, les zones à défricher étaient pleines de broussailles. Des photographies récentes montrent que CDC déforeste des plaines de basses altitudes couvertes de forêt humide. Une des principale zone atteinte est l’habitat du plus grand papillon du monde, the Queen Alexandra Birdwing Butterfly (Ornithoptera alexandrae), fierté des populations locales et classé dans la catégorie “rare et en danger” par l’IUCN et inscrit dans l’Annexe 1 de la CITES.

Un groupe local de défense de l’environnement, Conservation Melanesia (CM) nous expose les problèmes liés aux terres défrichées par CDC, ces champs ouverts nettoyés de toute végétation jusqu’aux confins des ruisseaux et rivières. Tous les domaines de plantations de palmiers à huile qui traverse des cours d’eau tendent à les dessécher en saison sèche. Pourtant, ceux-ci jouent un rôle très important dans l’écosystème. D’ailleurs, dernièrement, dans une palmeraie à Oro, CDC, a ouverts et directement versé des effluents dans l’environnement en déchargeant des déchets dans la rivière et ses affluents. Beaucoup de gens vivant le long du fleuve et plus généralement dans la province, se sont plaint d’une pollution de l’eau, de poissons morts, et d’une destruction suite à des inondations qui n’étaient pas présente avant l’installation de la plantation. Une action en justice à été entreprise contre CDC. Classée sans suite.

L’inquiétude n’est pas nouvelle. Déjà en 1994, FoE-EWNI et le WWF britannique avaient tout deux émient des critiques quant à la destruction de forêt primaire engendrée par les activités de CDC, dans l’Etat de Milne Bay, et aussi pour avoir rendu les communautés locales dépendantes d’une seule exportation, vulnérable aux fluctuations hasardeuses du marché. Ils avaient aussi pointé du doigt le fait que l’usine sur place voulait encourager les locaux à nettoyer leur propre terre contre de l’huile de palme. CDC rétorqua, pourtant, que leur activité est sociale et qu’ils ont mis en place des programmes de construction et investit dans l’amélioration des conditions des communautés autochtones. Cependant, les différents rapports sur la questions montrent que CDC poussent le développement des petits propriétaires terriens en les forçant à travailler grâce à la sécurité de l’emploi. Ce système est très fructueux pour la compagnie. De plus, elle fournit des graines et 4 à 5 ans de crédit aux petits propriétaires terriens s’ils développent leur plantation.

Les revendications des ONG concernent le manque d’information objectives fournit aux propriétaires terriens, les problèmes de bail, les arrangements, l’absence d’union entre les travailleurs des plantations, les bas salaires, etc. (WRM Bulletin nº 49, August 2001).

Voici un article qui en dit long sur les pratiques des grands groupes industriels et de la police locale.

--- N'hésitez-pas à me demander la traduction: stophuiledepalme@gmail.com ---

Police hired by loggers in Papua New Guinea lock locals in shipping containers
Jeremy Hance
mongabay.com
April 16, 2012



A bulldozer rumbles over a recently deforested area in Pomio District, East New Britain, Papua New Guinea. Photo by: Paul Hilton/Greenpeace.
A bulldozer rumbles over a recently deforested area in Pomio District, East New Britain, Papua New Guinea. Photo by: Paul Hilton/Greenpeace.

Locals protesting the destruction of their forest in Papua New Guinea for two palm oil plantations say police have been sent in for a second time to crack-down on their activities, even as a Commission of Inquiry (COI) investigates the legality of the concession. Traditional landowners in Pomio District on the island East New Britain say police bankrolled by Malaysian logging giant Rimbunan Hijau (RH) have terrorized the population, including locking people in shipping containers for three consecutive nights. The palm oil concessions belongs to a company known as Gilford Limited, which locals say is a front group for RH.


"The current situation is very bad. The [villagers] are trying their best to do (a) blockade, but because of the police involvement the people are very scared to stand up and defend their land and speak their rights. The logging operation is still going on and is destroying the big forest, the rivers, and sea more every day," a local landowner told mongabay. The landowner spoke on anonymity for fear of reprisal.

Last year, complaints over mistreatment by police in logging areas rose to such a feverish pitch across Papua New Guinea that police commissioner, Tom Kulunga, withdrew all police forces from logging areas in the country. But now locals in Pomio, at least, say the police have returned and abusive practices continue.

"The police have mistreated the locals by abusing them with sticks, fan belts, telling them to sit in the sun for five hours, swearing at them, arriving in the villages at nigh forcing them to sign papers with the people understanding the content, tying their hands to their back, and commanding them to run in the hot sun," the landowner said, noting that the alleged abuse began on March 5th.

The landowner also said that the police locked up six people in shipping containers for three nights.

Last year, locals said the police were paid and flown in by Rimbunan Hijau (RH), which was confirmed by Assistant Police Commissioner Anton Billy to the Australian Broadcast Corporation (ABC) in aninterview. He told the ABC that this was "normal."

"We don't have any funds to get these people there and pay them allowance and all this stuff," Billy said.

People from Pomio protest the destruction of their traditional forests under Special Agricultural and Business Leases (SABLs). Photo by: Paul Hilton/Greenpeace.
People from Pomio protest the destruction of their traditional forests under Special Agricultural and Business Leases (SABLs). Photo by: Paul Hilton/Greenpeace.

The two palm oil concessions in question, covering some 26,000 hectares for a 99-year lease, are a part of a hugely controversial land program by the Papua New Guinea government known as Special Agricultural and Business Leases (SABLs). Critics contend SABLs are being used en masse to circumvent Papua New Guinea's strong community land laws—where 97 percent of the land is ostensibly owned by local communities—granting massive areas of land to foreign corporations for extractive activities such as logging. SABLs have led to conflict and deforestation across Papua New Guinea. Last year the government suspended any new SABLs and launched an independent investigation into the practice, which up to then had handed over 5.2 million hectares to foreign corporations, an area larger than Costa Rica.

A Commission of Inquiry (COI) has been set up to investigate particular problems with the two palm oil concessions in Pomio, including allegations of fake signatures—such as signing children's names to official documents—and other irregularities.

"The people facilitating the paperwork falsely wrote other peoples names and used false signatures. Some of these have already been proved false by the Commission of Inquiry (COI) in Kokopo," the source says.

According to locals the palm oil plantation has also upended four community eco-forestry projects run by local NGO, Forcert.

"The forest set-ups are now all destroyed and it has affected the villages very badly," the source says, noting that projects in Mauna, Lau, Bairaman, and Mu have been decimated.

Given the tension and reports of on-going abuse, the annonymous source says its time for the independent investigation to step in.

"My people and I want the Commission of Inquiry to fast track its report and present it to the cabinet. The report must include recommendations, and one recommendation must state that all SABLs be terminated and the land returned to the real landowners."

A 2009 study found that nearly a quarter of the Papua New Guinea's forests were already lost or degraded by logging between 1972-2002. Still, the nation retains one of the world's largest intact rainforests aside from the Amazon and the Congo, and most of its populace are directly dependent on the forest for their livelihood. Given that almost all the land is community owned, there are very few protected areas in Papua New Guinea. The first national conservation park, YUS Conservation Area, was established in 2009.



The beginnings of a palm oil plantation on newly deforested area in Pomio District. Photo by: Paul Hilton/Greenpeace.
The beginnings of a palm oil plantation on newly deforested area in Pomio District. Photo by: Paul Hilton/Greenpeace.


Read more:http://news.mongabay.com/2012/0416-hance_pomio_conflict.html#ixzz1sm6Yb7s
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