Philippines

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La situation des indigènes aux Philippines

Aux Philippines, la Constitution protège manifestement les droits des peuples autochtones, il existe des lois en vigueur sur le droit à la terre et le principe du « libre consentement » est même inscrit dans le droit national. Ce dernier garantit la prise en compte prioritaire de l’avis des peuples. Une étude réalisée par la Fondation Tebtebba, le Centre international pour la recherche et l’éducation des peuples indigènes, examine le cadre national et la mise en œuvre des mesures à l'égard des droits des peuples autochtones. Elle a notamment examiné, en détail, la situation du peuple Ayta directement touché par le Parc National de Bataan. En vertu de la loi, la Stratégie Nationale de conservation de la Biodiversité reconnaît la valeur des connaissances des peuples autochtones concernant les ressources biologiques. La loi nationale sur les zones protégées exige la création d'aires protégées, la reconnaissance des communautés culturelles autochtones, la protection de la jouissance du droit à la propriété et la représentation des communautés au Conseil de gestion des zones protégées (Protected Area Management Boards). La Loi sur les droits de peuples autochtones (The Indigenous Peoples Rights Act) fournit un mécanisme clair pour la reconnaissance des droits des peuples autochtones à disposer de leurs terres ancestrales.

Cependant, la mise en application de ces mesures est variée. Moins de la moitié des terres réclamées par les peuples ont été reconnues comme appartenant aux peuples indigènes. Sur 96 zones protégées, seulement 18 ont été classées Domaine Ancestrale de Développement Durable (Ancestral Domain Sustainable Development) et requiert un Plan de Protection. Au total, seulement 6 domaines sont représentés au Conseil de gestion des zones protégées. Il est vrai cependant, que les membres des peuples autochtones éprouvent quelques difficultés à assister aux réunions du Conseil d'administration. Une étude réalisée pour le Fond Mondial pour l’Environnement estime que les mesures de protection des droits des indigènes montrent de nombreux points de défaillance.

Les Aïta sont un peuple situé à l’ouest de Luçon, proche de la zone protégée de Bataan. Ils se sont établis dans cette région bien avant que les espagnols aient colonisé les Philippines au XVIème siècle. Ils conservent des liens étroits avec leurs terres ancestrales. Bien que la région ait tout d'abord été désignée zone protégée en 1934, mais ce n’est qu’à partir de 1987 que 41 hectares de forêts ont véritablement été classés zone protégée. Les Aïta sont très dispersés. En 2004, ils ont déposé une demande avec le soutien de l'IPRA (Indigenous People's Rights Act) pour la reconnaissance de leurs terres ancestrales - celles-ci s'étendant sur quelque 10 000 hectares, soit la moitié de l'étendue du Parc National de Bataan. Il y n'a eu aucune avancée depuis cette réclamation. Cependant, le Conseil d'administration de la zone protégée a attribué 2 places pour des membres de la communauté Ayta mais aucune formation ou de sensibilisation concernant la zone protégée n’a été entreprise.

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L'île de Palawan

 

L’expansion des plantations de palmiers à huile encouragée par le gouvernement philippin menace les membres de la tribu palawan qui vivent dans les basses terres de l’île de Palawan.

Ces dernières années, l’extraction du nickel a ravagé des zones forestières précieuses, détruisant des sites sacrés et entraînant l’envasement des rivières et des terres agricoles. Cette industrie menace les bassins versants qui alimentent en eau les communautés palawan des basses terres.

Mais aujourd’hui, les Palawan des basses terres sont confrontés à une nouvelle menace posée par l’expansion des plantations de palmiers à huile. L’huile de palme est principalement utilisée pour fabriquer les agrocarburants, elle est aussi un composant de nombreux aliments et cosmétiques.

Les plantations de palmiers à huile s’étendent sur les terres que les Palawan utilisent pour l’agriculture itinérante, la collecte de plantes médicinales et la cueillette et où ils trouvent tous les matériaux nécessaires à la construction de leurs maisons. Dans certains endroits, les plantations ont totalement remplacé des zones cultivées telles que les rizières.

Les Palawan qui représentent une population d’environ 40 000 personnes, sont des cultivateurs itinérants, ils abattent une petite zone de la forêt pour y semer des plantes alimentaires avant de l’abandonner provisoirement pour permettre à la forêt de se régénérer. Ils chassent le porc sauvage, collectent la résine, le rotin et le miel sauvage. Les Palawan des basses terres plantent également des cocotiers et élèvent du bétail.

Leur habitat, l’île montagneuse de Palawan, située entre la Chine du sud et la mer de Sulu est désignée par le ministère philippin du tourisme comme ’l’ultime frontière écologique des Philippines’. La province insulaire de Palawan a été classée réserve de biosphère par l’UNESCO et a été décrite par le commandant Cousteau comme étant ‘le plus beau paysage du monde’.

Les Palawan n’ont pas eu leur mot à dire sur le développement des plantations. Loin de les approuver, ils n’ont pas été convenablement consultés par Agumil Philippines Inc. (la compagnie de plantation) ou par les autorités gouvernementales. Ils n’ont pas une compréhension claire des accords qui ont été signés en leur nom.

‘Il n’y a absolument aucune transparence dans les relations entre la compagnie et les communautés locales’, explique Artiso Mandawa, président de l’organisation indigène locale,ALDAW (Ancestral Land/Domain Watch).

Survival International qui soutient ALDAW dans son appel pour un arrêt de l’expansion des plantations de palmiers à huile à Palawan, appelle le gouvernement philippin à s’assurer du consentement libre, préalable et éclairé des Palawan avant toute activité sur leurs terres.

Un tel consentement n’est que ce qui est exigé par le droit national et international. Mais comme Artiso Mandawa le déplore : ‘Il est bien connu que cette culture avantage les agriculteurs les plus aisés et les compagnies au détriment des petits agriculteurs et des peuples indigènes. Tandis que nous attendons des investissements plus durables pour améliorer la productivité agricole des fermiers marginalisés, un moratoire sur l’expansion du palmier à huile est décrété à la hâte’.

( Source de l'article: Survivalfrance.org, 24 janvier 2011 )

Choc entre le peuple des Lumads et Nakeen Corporation

Accaparement des terres, meurtres, harcèlement aux Philippines.

Article en cours de traduction.

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